Rentrée 2017 : les loyers étudiants en hausse

Selon la Fédération des associations générales étudiantes (FAGE), les étudiants devront débourser en moyenne 2403,64 € pour cette année 2017. Soit, une augmentation de 1,86 % par rapport à l’an passé. En effet, il n’y a pas que les complémentaires santé, les abonnements des transports en commun qui ont augmenté. Les loyers, les charges locatives ainsi que les frais d’agence ont également haussé dans la plupart des villes étudiantes françaises.

Hausse des loyers étudiants : 18 villes étudiantes de province sur 26 concernées

Les études de Location-étudiant.fr ont montré que sur 26 villes étudiantes de province, 18 d’entre elles ont été touchées par cette augmentation. Parmi les plus fortes sur les loyers des deux pièces, on peut citer Bordeaux (11,09 %), ou encore Le Havre (10,84 %). Dijon a également vu le loyer de ses studios flamber (10,91 %) par rapport à l’année précédente.

Toutefois, les loyers des studios ont quand même connu une baisse dans certaines villes de province, comme à Rennes (-5,01 %), Reims (-1,55 %) et à Strasbourg (-1,12 %). Pour les loyers des deux pièces, une baisse a également été constatée à Avignon (-8,29 %). Sinon, les loyers sont restés relativement stables dans quelques villes, comme Grenoble ou Pau.

Région parisienne : une augmentation de loyer spectaculaire

Selon Location-étudiant.fr, les loyers dans les petites surfaces se sont également envolés. Les plus fortes hausses concernent Suresnes (6,04 %) et Montrouge (5,34 %) pour les loyers des studios. Quant aux loyers des deux pièces, les plus fortes hausses ont été enregistrées à Meudon (10,70 %), Levallois-Perret (10,22 %) et Montrouge (9,11 %).

Néanmoins, dans les villes comme Neuilly-sur-Seine et Boulogne-Billancourt, les loyers des studios ont relativement diminué (8,76 % et 8,72 %). Il en est de même pour les loyers des deux pièces à Courbevoie (-11,55 %) ou encore à Issy-les-Moulineaux (-4,08 %). En région parisienne, seuls les loyers de Vincennes sont restés relativement stables.

Une situation difficile à gérer...

Que ce soit en région parisienne ou en province, il faut dire qu’après une légère stabilisation des loyers constatée en 2016, ces hausses de 2017 ne semblent pas faciles à gérer. Et, les principaux concernés sont les étudiants qui entrent en première année de licence à l’Université, et qui ne sont ni boursiers ni sous le toit de leurs parents.

Pourquoi ? Parce que d’une part, il y a la loi sur l’encadrement des loyers qui ne semble pas avoir produit des effets. Et, d’autre part, il y a les étudiants qui sont affectés par la baisse des APL (aide personnalisée au logement).

Qu’en est-il du « plan étudiant » annoncé par Édouard Philippe ?

Dans le but de lutter contre le taux d’échec à l’université, et d’améliorer les conditions de vie des élèves, la ministre de l’Enseignement supérieur, Frédérique Vidal, fait part de la préparation d’un « plan étudiant » pour la rentrée 2018. Ce dernier comportera deux volets : « réussite étudiante » et « pouvoir d’achat », sans plus de détails sur le second.

Selon le Premier ministre, faire baisser les APL de 5 € n’était effectivement pas une mesure « intelligente ». Ainsi, sont envisagés pour ce plan étudiant : une construction de logements étudiants, des loyers du Crous gelés (dès la rentrée 2017), des étudiants bénéficiaires du régime général de la sécurité sociale, etc.