Benoît Hamon vs. François Fillon : quelles sont leurs visions sur l’immobilier ?

Benoît Hamon, vainqueur de la primaire de gauche, et François Fillon, gagnant de la droite se retrouvent parmi les candidats à l’élection présidentielle 2017 qui aura lieu le 23 avril et 7 mai prochains. Cette période avant les élections est justement l’occasion de se pencher sur les visions des candidats, dont notamment le secteur immobilier qui fait partie des priorités de ces derniers. Focus sur les grandes lignes.

Encadrement des loyers

Plutôt favorable à l’extension des loyers, Benoit Hamon compte élargir le dispositif dans les zones tendues, notamment dans les 13 métropoles françaises. En plus, le candidat du parti socialiste annonce encadrer le métier d’agent immobilier afin de garantir les droits et les informations aux locataires et acquéreurs.

En constatant un réel problème d’efficacité dans l’utilisation de l’argent public, François Fillon entend abroger la loi ALUR, dont un des volets les plus contestables repose sur l’encadrement des loyers. « L’État dépense plus de 40 milliards d’euros par an dans le logement, alors que nous comptons toujours 3,5 millions de personnes mal logées » affirme-t-il.

Côté fiscalité

Doubler les taxes sur les bureaux et logements vacants, telle est la proposition de Benoit Hamon sur le plan fiscal. Entre autres, selon lui, le non-accès au patrimoine est la première inégalité sur les droits de succession. Ainsi, il souhaite utiliser une partie de ces derniers pour financer la solidarité. « La fiscalité doit surtout être un outil redistributif en général et dans le logement en particulier (…) »

François Fillon, quant à lui, milite pour la baisse des droits de mutation à titre onéreux payés chez le notaire, ainsi qu’un retour à l’exonération des taxes sur les plus-values immobilières après 15 ans (contre 20 ans à ce jour). Et, pour encourager les propriétaires à vendre, il compte augmenter la taxe foncière sur les propriétés non bâties et constructibles.

Aides à la pierre et construction

Si Benoit Hamon est élu, il s’engage sur une aide à la pierre de 1 milliard d’euros par an sur les cinq prochaines années. C’est le moyen de se rattraper depuis 10 ans, juge-t-il. Ainsi, il propose la création d’un comité régional de l’Habitat et de l’Hébergement. « Construire 500 000 logements par an, c’est atteignable, mais la priorité ce sont surtout les 150 000 logements sociaux par an. »

Pour un investissement locatif long, François Fillon compte instaurer une TVA à taux réduit dans des périmètres de grands projets d’aménagements, ainsi qu’un seul dispositif fiscal consistant en un amortissement du bien à long terme. Entre autres, le Prêt à Taux Zéro (PTZ) sera réservé aux logements neufs en zone rurale, et les normes de construction seront simplifiées, selon le candidat des Républicains.