Assurance emprunteur : quoi de neuf dans l'immobilier dès 2018 ?

Lorsque vous envisagez de contracter un crédit immobilier auprès d’une banque, la souscription à une assurance est indispensable. Pour la banque et tout autre organisme de prêt, c’est un moyen de se protéger contre une impossibilité de remboursement de la part de l’emprunteur. Pour ceux qui ont déjà souscrit une assurance emprunteur (ou assurance crédit), sachez que le droit à la résiliation sera possible à partir du 1er janvier 2018.

Rappel sur la nécessité d’une assurance emprunteur

L’assurance emprunteur est nécessaire dans la mesure où elle garantit le remboursement d’un prêt bancaire dans diverses situations :

  • Décès ou de perte totale d’autonomie
  • Invalidité/incapacité de travail
  • Ou perte d’emploi

Selon la banque, elle peut être obligatoire ou facultative selon l’ampleur du projet : projet de résidence principale, secondaire ou d’investissement locatif.

Ainsi, pour en bénéficier, l’emprunteur verse une cotisation mensuelle à un assureur. Donc, quand l’emprunteur se trouve dans l’incapacité de rembourser le crédit, c’est à l’assureur de prendre le relais. En revanche, lorsque le crédit est intégralement remboursé, l’assureur garde le bénéfice des cotisations.

Comparativement aux autres types de garanties, l’assurance emprunteur est très simple et rapide à mettre en œuvre aux yeux des établissements de crédit. Le capital est remboursé avec les intérêts dans un délai déterminé à l’avance.

L’intérêt de la nouvelle loi sur l’assurance emprunteur

Venant renforcer la loi Hamon, la nouvelle loi appelée l’amendement « Bourquin » donne aux titulaires d’un prêt immobilier de changer leur assurance d’emprunt à chaque échéance annuelle. Concrètement, les souscripteurs peuvent donc signer des contrats d’assurance ailleurs que dans leur banque, en bénéficiant des prix souvent plus avantageux.

8 millions de titulaires concernés

Les chiffres de la Fédération Française de l’Assurance indiquent que plus de 8 millions de Français sont titulaires d’un contrat d’assurance, dont le montant des cotisations s’élevait à 8,8 milliards d’euros en 2016. Et pour 88 % d’entre eux, c’est la banque prêteuse qui assure le prêt.

Depuis la loi Hamon (et Lagarde), l’emprunteur a déjà la possibilité de souscrire une assurance crédit externe à la banque prêteuse, mais uniquement dans les 12 premiers mois suivant la signature du prêt. Donc, grâce à cette nouvelle loi, à partir de 2018, le changement d’assurance peut s’effectuer à chaque date d’anniversaire.

Un contrat adapté à chaque profil

En effet, les risques pour chaque emprunteur seront calculés plus finement de façon à ce que l’assurance s’adapte à chaque profil. Ce qui améliorera la santé financière du client.

Une économie importante pour les Français

Selon l’âge de l’assuré, la durée restant à courir, l’assurance crédit permet à l’emprunteur de réaliser une économie non négligeable sur ses finances. La Fédération Française de l’Assurance l’estime entre 1 000 € et 10 000 € par tranche de 100 000 € sur la durée totale de l’assurance.